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Chers amis,
L’année liturgique
commence le 1er septembre…. Et l’année scolaire aussi… Coïncidence
peut-être, ou simplement signe que tout est renouveau dans la vie.
Pour les enfants et les
étudiants…. Tout est blanc… feuille blanche où je me promets bien
d’écrire , de travailler et de réussir l’année.
Mais parfois aussi mes
intentions sont bonnes mais mon bateau prend l’eau et je dois écoper
durement pour arriver à rattraper les autres . Ne perdez jamais
COURAGE… vos parents eux aussi sont passés par là et sont prêts à
vous donner un coup de pouce.
Pour ceux dont le
français n’est pas la langue, nous pouvons les aider. Nous comptons
d’ailleurs vous en parler lors de la journée paroissiale…
L’année liturgique
recommence et on nous lira à nouveau les mêmes épîtres, les mêmes
évangiles, et notre esprit vagabondera durant les lectures ou
l’homélie.
Or, si chaque fois nous
ouvrons un espace blanc dans notre esprit, nous entendrons la Parole
de Dieu autrement, nous la comprendrons différemment.
Le déroulement de la
Divine Liturgie est aussi toujours le même, mais si nous essayons de
rentrer dans cette liturgie, d’en comprendre les symboles, de se
mettre en présence de Dieu, non pas avec son corps seulement mais
surtout avec son cœur, son âme, on se sentira tout autre à la fin de
la liturgie.
La
profondeur qu’on ressent dans les prières de Père Jihad, on dirait que
c’est toujours la première fois qu’il les dit, l’accompagnement de la
chorale, les moments de silence, tout cela doit nous rapprocher de
Dieu et c’est ainsi que nous remplirons notre page
blanche, en ressortant de
l’Eglise avec de la nourriture pour la semaine.
Durant
la communion, essayons de nous approcher de cette nourriture que nous
allons recevoir avec un sentiment de joie et de bonheur. Ne regardons
pas ceux qui défilent, ne distrayons pas les autres en parlant… Non,
c’est un moment de grâce infinie que de recevoir le Corps et le Sang
du Christ.
Apprenons à nos jeunes
enfants à recevoir ce sacrement avec plus de piété… parfois on dirait
qu’ils vont à communion comme à une récréation, pour recevoir une
friandise. Nos enfants d’aujourd’hui sont nos adultes de demain.
C’est vrai que parfois
nos tout petits papotent durant l’homélie mais Dieu a dit : laissez
venir à moi les petits car ils ont le cœur pur.
Nous pourrions peut-être envisager de leur donner un dessin ayant
trait à l’évangile ou à l’épître et les faire dessiner sur une table
basse au fond de l’église sous l’œil vigilant de l’un ou l’autre
parent.
Page blanche, qui se
remplira chaque dimanche des richesses reçues et données par la suite
dans la salle paroissiale.
Je vous souhaite à tous
et toutes de trouver dans l’autre un frère ou une soeur qui vous
accompagne sur le chemin de la vie.
Joie et tristesse, tout
se partage et le fardeau est moins lourd lorsqu’on le porte à
plusieurs.
ARLETTE GEBARA GELIN
AGENDA LITURGIQUE
Dimanche
01 septembre 2002 – Indiction ou Nouvel An
Epître : I
Timothée 2, 1-7
Evangile : Luc
4, 16-22a
Jésus à la
synagogue de Nazareth
Dimanche 08 septembre
2002 – Nativité de Notre Dame, la Très
Sainte Mère de
Dieu et toujours
Vierge Marie
Epître : Galates
6, 11-18
Evangile : Jean
3, 13-17
Elévation du
Fils de l’Homme
Dimanche 15 septembre
2002 – Dimanche après la Croix
Epître : Galates
2, 16-21
Evangile : Marc
8, 34 - 9, 1
Port de la Croix
Dimanche 22 septembre
2002 - 1er dimanche après la Croix
Epître : II
Corinthiens 9, 6-11
Evangile : Luc
5, 1-11
La pêche
miraculeuse
Dimanche 29 septembre
2002 – 2ème dimanche après la Croix
Epître : II
Corinthiens 11, 31-12, 9
Evangile : Luc
6, 31-36
L’amour du
prochain
JOURNEE
PAROISSIALE
Dimanche
15 septembre 2002, la Divine Liturgie sera présidée par Mgr Isidore
Battikha, Vicaire Patriarcal à Damas qui représente notre
Patriarche à la réunion annuelle des Chevaliers de la Sainte Croix de
Jérusalem.
Une journée paroissiale
suivra, à laquelle chacun est prié d’apporter un plat et la boisson
qu’il désire, à mettre en commun avec les autres pour un partage
fraternel du repas avec notre Vicaire patriarcal.
Nous espérons que vous
serez nombreux à participer à cette rencontre paroissiale festive,
pour bien commencer l’année liturgique en faisant plus ample
connaissance les uns avec les autres.
Naissance
Sara est venue le 4 juin
dernier apporter un peu plus de joie au foyer de Raymond et Hyam
Manjah. Félicitations aux heureux parents et longue vie à Sara sous le
regard du Seigneur.
Décès
Nous avons le vif regret de
vous annoncer le décès survenu le 5 juillet dernier de monsieur Farid
Ayoub. Ses funérailles ont été célébrées le lundi 8 juillet en notre
paroisse. A la famille du défunt, nous adressons nos plus sincères
condoléances.
EXALTATION UNIVERSELLE DE LA
VENERABLE ET VIVIFIANTE CROIX
Une tradition, qui prit corps assez tôt et fut
définitivement constituée au VIe siècle, rapporte que Sainte Hélène,
mère de l’Empereur Constantin, retrouva près du Golgotha les trois
croix qui avaient servi au supplice du Seigneur et des deux larrons.
La guérison d’une femme mourante permit à l’Evêque Macaire de
reconnaître, comme étant la Croix du Christ, celle dont le contact
avait opéré le miracle.
La Sainte Croix fut conservée
dans la basilique de l’Anastasis jusqu’au 4 mai 614, date à laquelle
les Perses l’emportèrent, après avoir pris la ville de
Jérusalem et détruit la Basilique. En 628, l’empereur Héraclius battit
Chosroès et ramena la Sainte Croix à Jérusalem. Héraclius prit sur
ses propres épaules le bois vénérable et le reporta en grande pompe
jusqu’au Calvaire. Mais arrivé devant la porte du sanctuaire,
l’empereur, magnifiquement habillé et couvert d’or, fut arrêté , dit
la légende, par une force invisible. Zacharie, évêque de Jérusalem
,lui dit : « Prenez garde, empereur, qu’avec ces ornements de
triomphe, vous n’imitiez pas assez la pauvreté de Jésus Christ et
l’humilité avec laquelle il porta sa croix ». L ‘empereur se
dépouilla alors de ses splendides vêtements pour se vêtir d’un manteau
vulgaire, et, pieds nus, put continuer sa route.
On vénère aujourd’hui dans la crypte
du Saint Sépulcre, à Jérusalem, l’emplacement où la tradition place la
découverte de la Sainte Croix par Sainte Hélène. Cette chapelle
commémorative faisait partie d’un ancien fossé de la ville juive. Il
existait déjà au temps de Notre Seigneur . Comblé plus tard, il fut
aménagé par les architectes constantiniens en crypte pour la
basilique.
Une partie de la Croix ,apportée à
Rome au VIe siècle, fut exposée par ordre du pape oriental Serge Ier
(687-701), dans l’église du Sauveur, à la vénération des fidèles.
C’est pourquoi, tant en Occident qu’en
Orient, la fête de la Sainte Croix eut dès cette époque une importance
considérable dans le calendrier liturgique. Elle fait pendant au
Vendredi Saint, dont elle est un rappel direct. Mais, alors que la
fête du Vendredi Saint insiste davantage sur l’évènement historique de
la Rédemption par le Christ, dans ses souffrances et dans sa mort, la
fête d’aujourd’hui nous représente plus particulièrement l’aspect
glorieux de cet évènement et, partant, de l’instrument de supplice
sur lequel mourut le Seigneur.
L’Eglise nous rappelle dans l’Office
les symboles de l’Ancien Testament, annonciateurs de la Croix :
l’arbre de l’Eden, qui nous perdit (la Croix devait nous sauver) ;
l’arche de Noé qui opéra le salut des justes (la Croix opère même
celui des pécheurs) ; Jacob croisant les mains pour bénir les fils de
Joseph ; Moïse étendant les bras pour ouvrir dans la Mer Rouge une
porte de salut au peuple israélite, puis jetant du bois dans les eaux
de Maran pour en adoucir l’amertume ; le même Moïse frappant le rocher
de son bâton pour en faire jaillir l’eau vivifiante, et priant, les
bras en croix, pour la victoire du peuple juif sur Amalec ; la verge
d’Aaron ; le serpent d’airain ; la disposition en croix prise par le
peuple juif autour de l’arche d’Alliance …
La Croix elle-même est l’instrument de
la passion, l’escabeau où le Seigneur pose ses pieds, le trophée de la
victoire, le rempart de l’Eglise, le remède dans les maladies,
l’honneur des chrétiens.
Cependant, les textes de la Divine
Liturgie nous conservent davantage dans l’esprit de la Passion
douloureuse du Seigneur, abandonné par son Père sur la
Croix, « scandale pour les Juifs et folie pour les Grecs »
(c’est-à-dire les païens).
Cette fête nous replace au plus
profond du mystère de la souffrance, qui n’est plus désormais pour
nous une fatalité révoltante, mais une épreuve d’amour surnaturelle
qui nous configure au Seigneur dans la purification de nos fautes et
déjà, par désir, dans l’exaltation de sa Gloire.
Texte extrait du Liturgicon, missel
byzantin à l’usage des fidèles.
LA PUISSANCE DE LA CROIX
O
admirable pouvoir de la Croix !
Gloire ineffable de la
Passion !
C’est là, la puissance du
crucifié.
Car vous avez attiré,
Seigneur,
Toutes choses à vous.
Et quand vous avez tendu
Pendant un jour entier
vos mains
Vers un peuple qui ne
croyait pas en vous,
Et qui vous contredisait,
L’univers, lui , a
compris
Qu’il fallait croire à
votre Majesté.
Vous avez attiré,
Seigneur,
Toutes choses à vous,
Afin que soit célébré
partout,
Dans toutes les nations,
Le mystère de votre
incarnation et de votre Passion.
Car votre Croix est
source de toute bénédiction,
La cause de toute grâce.
C’est par elle que
l’infirmité des fidèles
Se change en force,
l’opprobre en gloire,
La mort en vie.
Léon le Grand
(440*461)
est le grand pape du Vème siècle A cette époque, des théologiens
orientaux avaient tendance à nier la nature humaine du Christ.
Conscient du danger, Léon
le Grand sut faire triompher sa doctrine au Concile de CHALCEDOINE
(451) qui proclame le Christ vrai Dieu et vrai homme.
Il rappelle ici
l’importance de l’Incarnation. En évitant de magnifier la souffrance,
ce pape souligne l’importance du mystère de la Croix, pour notre
salut.
SAINT ?
SAINTETE ?
Pour reprendre succinctement ce qui précédait, risquons une
comparaison osée. Pour l’instant, il y a un véritable engouement pour
les produits bio. Or, ceux-ci ont toujours existé . Beaucoup de gens
cultivent leur jardin de cette façon. Mais pour porter le label, il
faut suivre une série de contraintes et accepter des analyses. Donc
les saints « élevés sur les autels » sont ceux qui ont reçu ce
‘label’, mais il n’empêche qu’il existe bien d’autres saints, dont des
personnes toujours vivantes.
Remarquons d’abord
une chose : les termes « saint » et « sainteté » ne se retrouvent que
dans les religions du Livre, soit les trois religions monothéistes :
le judaïsme, le christianisme et l’islam . Les autres religions ou
croyances ne les connaissent pas, par contre la notion de sacré est
répandue partout. Elle a fait l’objet de nombreuses études tant
philosophiques qu’anthropologiques.
On découvre ainsi en
Polynésie le mot « tabou » qui recouvre ce sens en faisant référence à
un interdit, mais aussi à un respect à apporter à l’autre. D’autre
part, on découvre que ce sacré est ambivalent ( un peu comme une pièce
de monnaie qui est une , mais qui comporte deux faces opposées), si
bien que les deux se mêlent parfois : respect, crainte, peur et en
même temps volonté de le contrer, de le vaincre par la profanation, la
transgression de l’interdit.
C’est de cette
manière que l’on peut expliquer que certaines religions ont cru à
l’existence de deux dieux, un bon et un méchant.
Si l’on lit la Bible, on découvre que la sainteté est le privilège de
Dieu. Il donnera même ce commandement aux Hébreux :
« Soyez saints, car moi,
votre Dieu, je suis saint ».
Là ou Il se manifeste, le lieu devient saint et ne peut être foulé
impunément par l’homme . C’est le cas pour le buisson ardent avec
Moïse : « ce lieu est saint » ; ce sera aussi le cas de la tente de
l’arche d’alliance, où on trouve un lieu appelé « saint », puis, plus
profondément, le « saint des saints » réservé une fois par an à la
visite du grand prêtre . Ce sera sur ce modèle que sera construit le
Temple de Jérusalem.
En langues sémitiques,
ce qui relie à la sainteté s’écrit avec trois consonnes. Il y a bien
une légère différence entre l’hébreu et l’arabe, mais la racine est
commune. La langue arabe emploie Qouddous, Qods et leurs variantes ;
en hébreux on trouve Kadosh.
Ce terme n’est devenu
que plus tard synonyme de sainteté. A l’origine, il signifiait le
sacré. La sainteté est ainsi perçue au départ comme une barrière entre
deux mondes, celui de la terre et celui des cieux. Et c’est vrai que,
pour être saint, il nous faut mettre une barrière entre nos penchants
naturels et le message reçu par la Révélation.
Tout chrétien est appelé
à devenir ce saint, ici, maintenant, dans nos occupations ordinaires,
notre travail, notre famille. Et pour ce faire, il n’y a qu’un
modèle : le Christ. Bien sûr, nous avons notre condition de créature
qui fait que nous aurons toujours nos faiblesses, nos péchés, mais
cela ne doit pas nous freiner dans notre cheminement.
Kierkegaard, grand
philosophe, disait : « on n’est pas chrétien, on le devient ». Pour le
paraphraser, on pourrait même dire : on ne naît pas chrétien, on le
devient, et à plus forte raison : on n’est pas saint, on le devient,
avec le sens que cette volonté ne s’arrête pas. De même que le baptême
seul ne suffit pas pour faire de nous un véritable chrétien si nous
ne nous efforçons pas d’approfondir et, surtout, de pratiquer notre
foi aussi en dehors des pratiques rituelles, ainsi la sainteté est à
construire chaque jour et ne se contente pas d’une bonne action.
Si la foi nous fut
donnée, nous avons à la construire tous les jours. Même chose pour la
sainteté à laquelle nous sommes appelés. Peu d’entre nous sont
capables de réaliser ce que certains grands saints ont pu construire,
mais ils sont pour nous des signes. Que nous choisissions notre saint
patron ou un autre, laissons-nous guider par son comportement et
essayons de nous mettre dans ses pas, même si nous ne pouvons le
suivre jusqu’au bout. Pensons à Mère Térésa et à son amour pour les
plus délaissés, à l’abbé Pierre et à son combat pour la dignité des
sans-abri et sans-travail.
L’autre jour, un ancien
condisciple me croise et m’invite à prendre un café avec lui. Il
m’annonce le décès de sa mère le mois précédent. Puis il me dit : « Tu
sais, je ne fréquente l’église que pour les mariages, baptêmes,
communions et funérailles. Or, aux obsèques de ma mère, je me suis
rendu compte que je ne la connaissais pas vraiment, bien que nous
étions toujours en contact, mais je ne vivais pas quotidiennement avec
elle. Et le curé, dans son sermon, me fit découvrir une autre personne
que celle que je croyais connaître. Eh bien, j’en suis sûr, ma maman
était une sainte. »
Oh ! bien sûr, on ne fera
pas de procès en canonisation pour elle, mais la sainteté peut se
vivre sans faire beaucoup de bruit, en silence. C’est à cette forme
que nous sommes tous appelés, à plus parfois. Mais beaucoup sont
appelés, peu sont élus. Néanmoins, cette « communion des saints » dont
on parle nous englobe tous, morts ou vivants, canonisés ou non. Nous
avons à œuvrer pour la renforcer. N’oublions pas ce dicton dont j’ai
oublié l’origine : « Le battement d’ailes d’un papillon peut provoquer
une tempête à des milliers de kilomètres ». Ainsi toutes nos petites
actions peuvent aussi avoir des conséquences bien loin de chez nous.
Jean-Paul Henrard, diacre
OUI , DEFIONS-NOUS DE DEUX EXCES
Croire que la prière est
inutile, ou tout simplement croire que la prière agit sur Dieu et les
évènements….
Non…ce n’est sûrement
pas Dieu qui change dans la prière, c’est seulement l’homme qui
s’ouvre enfin à la sollicitation constante de Dieu
ALORS ? COMMENT ET
POURQUOI PRIER ?
Prier, c’est chanter la
vie, car le chant ouvre le cœur avec toutes les modulations qui
transfigurent.
Prier, c’est danser, car le corps est l’expression terrestre de
l’âme.
Prier, c’est être tout en couleurs, car les couleurs font les
nuances de la vie.
Prier…c’est aussi laisser la place au silence intérieur, car il
facilite l’approche de l’âme.
…Parfois quand on vient
à la prière, on est en colère, agité, anxieux ou immensément triste….
Et peu à peu, il semble
bien que notre rythme se met au rythme de Dieu
Cela peut prendre du
temps, car la prière est le moment où on laisse Dieu devenir Dieu en
nous. C’est cela, l’incarnation de Dieu.
Et ainsi, à petites doses
homéopathiques, la prière rassemble toutes les forces vitales de la
vie, de cette vie que notre cœur reçoit à pleine coupe.
Elle ne doit jamais
désemplir cette coupe, afin que nous puissions à
tout moment étancher
notre soif d’être.
Oh oui, j’oubliais
l’important : tendons-la à ceux qui ont soif, à ceux pour qui elle est
trop petite, ou trop peu pleine.
…mais que leurs lèvres
soient propres afin que la coupe reste pure et limpide.
Mais nous pouvons aussi
ajouter à notre prière une saveur à goût de couleurs, car si nous
prions avec du jaune, un beau jaune d’or, nous ferons de notre prière
la magie d’une autre lumière de soleil sur la mer.
Et si nous prions avec du
bleu, un bleu d’outremer par exemple, nous ferons de notre prière
« espace et tendresse ».
Et si nous prions en
vert, nous ferons de notre prière un plein d’espérance. Elle permet de
survivre à l’insurvivable.
Si nous prions avec du
violet, faisons en sorte qu’il ne soit pas trop assombri et donnons à
notre prière de la profondeur et de la vigueur.
Aussi, Espace,
Tendresse, Espérance et Vigueur favorisent la passion ; mais faisons
attention car trop de passion devient douleur, et notre prière ne
doit en aucun cas être arrachement dans la douleur.
Que notre prière soit
enfin méditation car méditer augmente le trésor de silence qui est
sagesse.
Méditons aujourd’hui le
souffle de chaque vent, méditons la lumière de ce matin car elle dilue
l’ombre des espaces de la nuit.
Méditons chaque trésor et
épreuve que la vie nous propose ou impose.
Méditons l’héritage de
nos expériences, la leçon de nos échecs et les grandes fêtes des
victoires sur nous-mêmes.
Méditons encore la pureté
d’une vérité pure.
Méditons le Souffle Sacré
de Dieu.
Auteur inconnu -Texte
de «Regard » - Eglise de la Trinité
Bruxelles
PRIERE DE CONSECRATION DU LIBAN
« viens
du Liban ,ô fiancée, viens du Liban, fais ton entrée »
( Cantique des Cantiques)
O Marie, Tu es la
splendeur qui n’ôte rien à la lumière du Christ, car tu existes en Lui
et par Lui. En Toi, tout est « fiat » : Tu es l’Immaculée, tu es
transparence et plénitude de grâce. Voici donc tes enfants rassemblés
autour de Toi, unis à toute l’Eglise du monde et aux libanais et en
communion de prière avec tous les saints et martyrs du Liban. C’est
dans le lien de cette Unité que nous t’offrons et te consacrons d’une
manière spéciale le Liban, notre Eglise et tous les libanais qui ont
particulièrement besoin de cette offrande et de cette consécration.
« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de
Dieu ! ».
Ne rejette pas nos
prières alors que nous sommes dans l’épreuve !
Devant toi, Mère du
Christ, devant ton Cœur Immaculé, nous voulons aujourd’hui nous unir à
la consécration que ton Fils a faite de Lui-même à Son Père par amour
pour nous :
« Pour eux, a-t-il dit , je
me consacre moi même , afin qu’ils soient eux aussi consacrés en
vérité » (Jean 17,19 »
Nous voulons nous unir à
notre rédempteur en cette consécration, car dans Son Cœur divin, elle
a le pouvoir d’obtenir le pardon et de procurer la réparation.
« La
Gloire du Liban lui a été donnée, la splendeur du Carmel et de
Saron » (Isaïe 35,2)
Aujourd’hui, nous sommes
ici, devant toi : « Notre Dame du Liban » et « Marie Reine de la
Paix » pour nous confier à tes soins maternels et te demander la Paix
et la réconciliation pour le Liban. Mère de l’Eglise ! Enseigne-nous
les chemins de la Foi, de l’Espérance et de la Charité ! Epouse de
l’Esprit ! Implore pour nous ton Fils bien-aimé, afin qu’il nous donne
en abondance l’Esprit Saint l’ Esprit de Vérité qui est source de vie.
Accueille-le pour nous et avec nous. Que l’Esprit ouvre les cœurs à la
justice et à l’amour, qu’il conduise notre peuple à la compréhension
réciproque, à la réconciliation et à une ferme volonté de Paix.
Ô Cèdre du Liban, toi
qui connais les souffrances et les espérances des libanais, assiste
tes enfants dans les épreuves quotidiennes que la vie réserve à chacun
et fais que grâce aux efforts de tous, les ténèbres ne l’emportent pas
sur la lumière.
A Toi, aurore du salut
nous confions l’avenir qui nous attend et notre marche dans le nouveau
millénaire.
Aide-nous à vaincre la
menace du mal qui s’enracine si facilement dans le cœur des hommes
d’aujourd’hui.
Nous te confions notre
peuple, à commencer par les faibles et les souffrants, les enfants non
encore venus au jour et ceux qui sont nés dans des conditions de
pauvreté, de souffrance et de guerre, les jeunes à la recherche de
sens, les réfugiés, les personnes privées de travail et celles qui
sont éprouvées par la faim et la maladie.
Nous te confions les
familles désagrégées, les personnes âgées privées d’assistance et tous
ceux qui sont seuls et sans espérance.
De la faim, de la
guerre, délivre-nous
De la guerre nucléaire,
d’une autodestruction incalculable , de toutes sortes de guerres,
délivre-nous
Des péchés contre la vie
de l’homme depuis ses premiers moments,
délivre-nous
Du désespoir, de la haine
et de la dégradation de la dignité des fils de Dieu ,
délivre-nous
De la tentative
d’éteindre dans les cœurs humains la vérité même de Dieu,
délivre-nous
De la perte de conscience
du bien et du mal, délivre-nous
Des péchés contre l’Esprit-Saint,
délivre-nous
Que dans ton Cœur
Immaculé se manifeste pour tous la lumière de l’Espérance.
Que se révèle encore une
fois dans l’histoire du monde l’infinie puissance salvifique de Ton
Fils Jésus, la puissance de l’Amour miséricordieux du Père !
Qu’Il arrête le mal !
Qu’Il transforme les
consciences !
Qu’Il guérisse notre
mémoire et purifie notre cœur et qu’il règne pour toujours au milieu
de nous, Lui qui est Père, Fils et Esprit-Saint
AMEN
Note
Cette prière de
Consécration du Liban à Notre Dame du Liban nous est parvenue par
courrier électronique.
Nous ne savons pas qui en
est l’auteur ni quand elle a été prononcée.
CONTE DES DEUX REGARDS
Il
était une fois un homme assis près d’une oasis, à l’entrée d’une ville
du Moyen-Orient.
Un jeune homme s’approcha
et lui demanda :
- Je ne suis jamais
venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans
cette ville ?
Le vieil homme lui
répondit par une question :
- Comment étaient
les hommes dans la ville d’où tu viens ?
- Egoïstes et méchants.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle
j’étais bien content
de partir !
- Tu trouveras les
mêmes ici,
répondit le vieil homme.
Un peu plus tard, un
autre jeune homme s’approcha et lui posa la même
question :
- Je viens d’arriver dans
la région, comment sont les gens qui
vivent dans cette
ville ?
Le vieil homme lui
répondit de même :
-
Dis-moi mon garçon, comment étaient les hommes dans la ville
d’où tu viens ?
- Ils étaient bons,
bienveillants, accueillants et honnêtes. J’avais
de nombreux amis et
j’ai eu du mal à les quitter.
- Tu trouveras les mêmes
ici, répondit
le vieil homme
Un marchand qui faisait
boire ses chameaux et avait entendu les deux réponses le questionna à
son tour :
- Comment peux-tu
donner deux réponses complètement différentes à la même question ?
- Mon fils, répondit
le vieil homme, chacun porte l’univers dans son cœur. D’où qu’il
vienne, celui qui n’a rien trouvé de bon par le passé ne trouvera rien
ici non plus. Par contre, celui qui a des amis fidèles ailleurs
trouvera aussi des amis fidèles et loyaux ici. Car vois-tu, les gens
sons sont vis à vis de nous ce que nous trouvons en eux.
APPRENDS-NOUS L’ESPERANCE
Entrer
dans une nouvelle année, c’est aussi accepter de ne pas savoir de quoi
elle sera faite .Cette prière nous invite à changer notre regard sur
nous-mêmes et le monde, à la lumière d’une phrase de Saint Paul «
La création toute entière passe par les douleurs d’un enfantement »
(Romains 8,28)
A l’aube de cette
nouvelle année, Seigneur,
Nous t’offrons le visage
de nos désirs,
L’esquisse de nos
projets , l’impatience de nos cris,
Ta création nouvelle qui
traverse
Les douleurs de
l’enfantement.
Apprends-nous à te
rencontrer,
Toi le Vivant, dans les
souffrances
Et les soifs du monde qui
se cherche.
Que cette nouvelle année
soit le tremplin d’une espérance
Donnée à chacun.
Revue
Prier - 1992
APPRENDRE
Il y a bien des choses
qu’on n’apprend pas à l’école et qui sont pourtant bien nécessaires….
Et même parfois davantage que ce qu’on y apprend.
Apprendre
à faire son lit le matin et à partir à temps
Apprendre
à s’asseoir au
coin du feu et avoir bon d’être là
Apprendre
à se cuisiner un repas
et à le partager
Apprendre
à jouer : tout faire pour
gagner et savoir perdre
Apprendre
à écouter le vent dans les
branches et ne pas savoir qui
du vent ou des
branches chante le mieux
Apprendre
à travailler d’abord, même
si on n’en a pas envie
Apprendre
à rire, et à rire de
soi-même parfois
Apprendre
à écouter et à entendre le
dit et le non-dit
Apprendre
à parler un langage humain
Apprendre
à mettre son réveil le
matin afin de surprendre l’aube
Apprendre
à couper du bois
Apprendre
à taper avec un marteau et
continuer quand on s’est
tapé sur le doigt
Apprendre
à partager le dernier bout de chocolat ou à s’en priver
tout simplement
Apprendre
que le plus jeune n’a pas
toujours raison…pas toujours
tort non plus
Apprendre
que tout n’est pas blanc ou noir
Mais qu’il nous
appartient de rendre clair ce qui est
obscur
Apprendre
que le bruit assourdit… et qu’il n’est pas pire sourd que
que celui qui ne
veut pas entendre
Apprendre
que la haine détruit d’abord son sujet et non son objet
Et que seul
l’amour est digne de foi
Apprendre
que deux personnes différentes qui ne pensent pas
la même chose
peuvent avoir toutes les deux raison
Et parfois
toutes les deux tort
Apprendre
que gaspiller est une injure toujours
Apprendre
que l’honneur est une vertu des siècles passés et que
le seul qui vaille la peine d’être défendu est celui des
plus pauvres
Apprendre
que la fanfare du
village mérite autant de respect
qu’une symphonie de Beethoven
Et parfois davantage qu’un concert de U2
APPRENDRE A DEVENIR POUR ETRE TOUT
SIMPLEMENT
EN DIRECT - OCTOBRE
1999
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