EGLISE ST. JEAN CHRYSOSTOME
BRUXELLES - BELGIQUE
"Combats le beau combat de la foi"   (1 TM. 6,12)
كنيسة القديس يوحنا الذهبي الفم
بروكسـل - بلجيكا

" جـاهد جهاد الإيمان الحسن " ( 1 تيموثاوس 6-12)
     
 

Le signe de croix nous habille de Dieu, Père, Fils et Esprit.

 

Chers amis,

 L’année liturgique commence le 1er septembre…. Et l’année scolaire aussi… Coïncidence peut-être, ou simplement signe que tout est renouveau dans la vie.

 Pour les enfants et les étudiants…. Tout est blanc… feuille blanche où je me promets  bien d’écrire , de travailler  et  de réussir l’année.

 Mais parfois aussi  mes intentions sont bonnes mais mon bateau prend l’eau et je dois écoper durement pour arriver à rattraper les autres . Ne perdez jamais COURAGE… vos parents eux aussi sont passés par là   et sont prêts à vous donner un coup de pouce.

 Pour ceux dont le français n’est pas la langue, nous pouvons les aider. Nous comptons d’ailleurs vous en parler lors de la journée paroissiale… 

L’année liturgique recommence et on nous lira à nouveau les mêmes épîtres, les mêmes évangiles, et notre esprit vagabondera durant les lectures ou l’homélie.

Or, si chaque fois nous  ouvrons un espace blanc dans notre esprit, nous entendrons la Parole de Dieu autrement, nous la comprendrons différemment.

Le déroulement de la Divine Liturgie est aussi toujours le même, mais si nous essayons de rentrer dans cette liturgie, d’en comprendre les symboles, de se mettre en présence de Dieu, non pas avec son corps seulement mais surtout avec son cœur, son âme,  on se sentira tout autre à la fin de la liturgie.

 La profondeur qu’on ressent dans les prières de Père Jihad, on dirait que c’est toujours la première fois qu’il les dit, l’accompagnement de la chorale,  les moments de silence,  tout cela doit nous rapprocher de Dieu et c’est ainsi que nous remplirons notre page

blanche, en ressortant de l’Eglise avec de la nourriture pour la semaine.

 Durant la communion, essayons de nous approcher de  cette nourriture que nous allons recevoir avec un sentiment de joie et de bonheur. Ne regardons pas ceux qui défilent, ne distrayons pas les autres  en parlant… Non, c’est un moment de grâce infinie que de recevoir le Corps et le Sang du Christ.

 Apprenons à nos jeunes enfants à recevoir ce sacrement avec plus de piété… parfois on dirait qu’ils vont à communion comme à une récréation, pour  recevoir une friandise. Nos enfants d’aujourd’hui sont nos adultes de demain.

 C’est vrai que parfois nos tout petits papotent durant l’homélie mais Dieu a dit : laissez venir à moi les petits car ils ont le cœur pur.
Nous pourrions peut-être envisager de leur donner un dessin ayant trait à l’évangile  ou à l’épître et les faire dessiner sur une table basse au fond de l’église sous l’œil vigilant de l’un ou l’autre parent.

 Page blanche, qui se remplira chaque dimanche des richesses reçues et données par la suite dans la salle paroissiale. 

Je vous souhaite à tous et toutes de trouver dans l’autre un frère ou une soeur  qui vous accompagne sur le chemin de la vie.

 Joie et tristesse, tout se partage et le fardeau est moins lourd lorsqu’on le porte à plusieurs.

                                                                                                                             ARLETTE GEBARA GELIN

 

AGENDA LITURGIQUE

 Dimanche 01 septembre 2002 – Indiction ou Nouvel An
                                                    Epître : I Timothée 2, 1-7
                                                    Evangile : Luc 4, 16-22a
                                                    Jésus à la synagogue de Nazareth
 
 Dimanche 08 septembre 2002 – Nativité de Notre Dame, la Très   
                                                    Sainte Mère de Dieu et toujours
                                                    Vierge Marie
                                                    Epître : Galates 6, 11-18
                                                    Evangile : Jean 3, 13-17
                                                    Elévation du Fils de l’Homme
 
 Dimanche 15 septembre 2002 – Dimanche après la Croix
                                                    Epître : Galates 2, 16-21
                                                    Evangile : Marc 8, 34 - 9, 1
                                                    Port de la Croix
 
 Dimanche 22 septembre 2002 -  1er dimanche après la Croix
                                                    Epître : II Corinthiens 9, 6-11
                                                    Evangile : Luc 5, 1-11
                                                    La pêche miraculeuse
 
 Dimanche 29 septembre 2002 – 2ème dimanche après la Croix
                                                    Epître : II Corinthiens 11, 31-12, 9
                                                    Evangile : Luc 6, 31-36
                                                    L’amour du prochain

 

  JOURNEE PAROISSIALE

 Dimanche 15 septembre 2002, la Divine Liturgie sera présidée par Mgr Isidore Battikha, Vicaire Patriarcal à Damas qui représente notre Patriarche à la réunion annuelle des Chevaliers de la Sainte Croix de Jérusalem.

Une journée paroissiale suivra, à laquelle chacun est prié d’apporter un plat et la boisson qu’il désire, à mettre en commun avec les autres pour un partage fraternel du repas avec notre Vicaire patriarcal.

 Nous espérons que vous serez nombreux à participer à cette rencontre paroissiale festive, pour bien commencer l’année liturgique en faisant plus ample connaissance les uns avec les autres.

 Naissance

 Sara est venue le 4 juin dernier apporter un peu plus de joie au foyer de Raymond et Hyam Manjah. Félicitations aux heureux parents et longue vie à Sara sous le regard du Seigneur.

 Décès

 Nous avons le vif regret de vous annoncer le décès survenu le 5 juillet dernier de monsieur Farid Ayoub. Ses funérailles ont été célébrées le lundi 8 juillet en notre paroisse. A la famille du défunt, nous adressons nos plus sincères condoléances. 

  

EXALTATION UNIVERSELLE DE LA

VENERABLE ET VIVIFIANTE CROIX

Une tradition, qui prit corps assez tôt et fut définitivement constituée au VIe siècle, rapporte que Sainte Hélène, mère de l’Empereur Constantin, retrouva près du Golgotha les trois croix qui avaient servi au supplice du Seigneur et des deux larrons. La guérison d’une femme mourante permit à l’Evêque Macaire de reconnaître, comme étant la Croix du Christ, celle dont le contact avait opéré le miracle.

 La Sainte Croix fut conservée dans la basilique de l’Anastasis jusqu’au 4 mai 614, date à laquelle les Perses l’emportèrent, après         avoir pris la ville de Jérusalem et détruit la Basilique. En 628, l’empereur Héraclius battit Chosroès et ramena la Sainte Croix  à Jérusalem. Héraclius prit sur ses propres épaules le bois vénérable et le reporta en grande pompe jusqu’au Calvaire. Mais arrivé devant la porte du sanctuaire, l’empereur, magnifiquement habillé et couvert d’or, fut arrêté , dit la légende, par une force invisible. Zacharie, évêque de Jérusalem ,lui dit : « Prenez garde, empereur, qu’avec ces ornements  de triomphe, vous n’imitiez pas assez la pauvreté de Jésus Christ    et l’humilité avec laquelle il porta sa croix ». L ‘empereur se dépouilla alors de ses splendides vêtements pour se vêtir d’un manteau vulgaire, et, pieds nus, put continuer sa route. 

On vénère aujourd’hui dans la crypte du Saint Sépulcre, à Jérusalem, l’emplacement où la tradition place la découverte de la Sainte Croix par Sainte Hélène. Cette chapelle commémorative faisait partie d’un ancien fossé de la ville juive. Il existait déjà au temps de Notre Seigneur . Comblé plus tard, il fut aménagé par les architectes constantiniens en crypte pour la basilique. 

Une partie de    la Croix ,apportée à Rome au VIe siècle, fut exposée par ordre du pape oriental Serge Ier (687-701), dans l’église du Sauveur, à la vénération des fidèles. 

C’est pourquoi, tant en Occident qu’en Orient, la fête de la Sainte Croix eut dès cette époque une importance considérable dans le calendrier liturgique. Elle fait  pendant au Vendredi Saint, dont elle est un rappel direct. Mais, alors que la fête du Vendredi Saint insiste davantage sur l’évènement historique de la Rédemption par le Christ, dans ses souffrances et dans sa mort, la fête d’aujourd’hui nous représente plus particulièrement  l’aspect glorieux  de cet évènement et, partant,  de l’instrument de supplice sur lequel mourut le Seigneur.  

L’Eglise nous rappelle dans l’Office les symboles de l’Ancien Testament, annonciateurs de la Croix : l’arbre de l’Eden, qui nous perdit (la Croix devait nous sauver) ; l’arche  de Noé qui opéra le salut des justes (la Croix opère même celui des pécheurs) ; Jacob croisant les mains pour bénir les fils de Joseph ; Moïse étendant les bras pour ouvrir dans la Mer Rouge une porte de salut au peuple israélite, puis jetant du bois dans les eaux de Maran pour en adoucir l’amertume ; le même Moïse frappant le rocher de son bâton pour en faire jaillir l’eau vivifiante, et priant, les bras en croix, pour la victoire du peuple juif sur Amalec ; la verge d’Aaron ; le serpent d’airain ; la disposition en croix prise par le peuple juif autour de l’arche d’Alliance …  

La Croix elle-même est l’instrument de la passion, l’escabeau où le Seigneur pose ses pieds, le trophée de la victoire, le rempart de l’Eglise, le remède dans les maladies, l’honneur des chrétiens.

Cependant, les textes de la Divine Liturgie nous conservent davantage dans l’esprit de la Passion douloureuse du Seigneur, abandonné par son Père sur la Croix, « scandale pour les Juifs et folie pour les Grecs » (c’est-à-dire les païens).

Cette fête nous replace au plus profond du mystère de la souffrance, qui n’est plus désormais pour nous une fatalité révoltante, mais une épreuve d’amour surnaturelle qui nous configure au Seigneur dans la purification de nos fautes et déjà, par désir, dans l’exaltation de sa Gloire.

Texte extrait du Liturgicon, missel byzantin à l’usage des fidèles.

 

LA PUISSANCE DE LA CROIX

 O admirable pouvoir de la Croix !

Gloire ineffable de la Passion !

C’est là, la puissance du crucifié.

Car vous avez attiré, Seigneur,

Toutes choses à vous.

Et quand vous avez tendu

Pendant un jour entier vos mains

Vers un peuple qui ne croyait pas en vous,

Et qui vous contredisait,

L’univers, lui , a compris

Qu’il fallait croire à votre Majesté.

Vous avez attiré, Seigneur,

Toutes choses à vous,

Afin que soit célébré partout,

Dans toutes les nations,

Le mystère de votre incarnation et de votre Passion.

Car votre Croix est source de toute bénédiction,

La cause de toute grâce.

C’est par elle que l’infirmité des fidèles

Se change en force, l’opprobre en gloire,

La mort en vie.

 

Léon le Grand (440*461) est le grand pape  du Vème siècle  A cette époque, des théologiens orientaux avaient tendance à nier la nature humaine du Christ.

Conscient du danger, Léon le Grand sut faire triompher sa doctrine au Concile de CHALCEDOINE (451) qui proclame le Christ vrai Dieu et vrai homme.

Il rappelle ici l’importance de l’Incarnation. En évitant de magnifier la souffrance, ce pape souligne l’importance du mystère de la Croix, pour notre salut.

 

 SAINT ?    SAINTETE ?

       Pour reprendre succinctement ce qui précédait, risquons une comparaison osée. Pour l’instant, il y a un véritable engouement pour les produits bio. Or, ceux-ci ont toujours existé . Beaucoup de gens cultivent leur jardin de cette façon. Mais pour porter le label, il faut suivre une série de contraintes et accepter des analyses. Donc les saints « élevés sur les autels » sont ceux qui ont reçu ce ‘label’, mais il n’empêche qu’il existe bien d’autres saints, dont des personnes toujours vivantes.

      Remarquons d’abord une chose : les termes «  saint » et « sainteté » ne se retrouvent que dans les religions du Livre, soit les trois religions monothéistes :  le judaïsme, le christianisme et l’islam . Les autres religions ou croyances ne les connaissent pas, par contre la notion de sacré est répandue partout. Elle a fait l’objet de nombreuses études tant philosophiques qu’anthropologiques.

On découvre ainsi en Polynésie le mot « tabou » qui recouvre ce sens en faisant référence à un interdit, mais aussi à un respect à apporter à l’autre. D’autre part, on découvre que ce sacré est ambivalent ( un peu comme une pièce de monnaie qui est une , mais qui comporte deux faces opposées), si bien que les deux se mêlent parfois : respect, crainte, peur et en même temps volonté de le contrer, de le vaincre par la profanation, la transgression de l’interdit.

     C’est de cette manière que l’on peut expliquer que certaines religions ont cru à l’existence de deux dieux, un bon et un méchant.

     Si l’on lit la Bible, on découvre que la sainteté est le privilège de Dieu. Il donnera même ce commandement aux Hébreux :

« Soyez saints, car moi, votre Dieu, je suis saint ». Là ou Il se manifeste, le lieu devient saint et ne peut être foulé impunément par l’homme . C’est le cas pour le buisson ardent avec  Moïse : « ce lieu est saint » ; ce sera aussi le cas de la tente de l’arche d’alliance, où on trouve un lieu appelé « saint », puis, plus profondément, le « saint des saints » réservé une fois par an à la visite du grand prêtre . Ce sera sur ce modèle que sera construit le Temple de Jérusalem.

 En langues sémitiques, ce qui relie à la sainteté s’écrit avec trois consonnes. Il y a bien une légère différence entre l’hébreu et l’arabe, mais la racine est commune. La langue arabe emploie Qouddous, Qods et leurs variantes ; en hébreux on trouve Kadosh.

 Ce terme n’est devenu que plus tard synonyme de sainteté. A l’origine, il signifiait le sacré. La sainteté est ainsi perçue au départ comme une barrière entre deux mondes, celui de la terre et celui des cieux. Et c’est vrai que, pour être saint, il nous faut mettre une barrière entre nos penchants naturels et le message reçu par la Révélation.

 Tout chrétien est appelé à devenir ce saint, ici, maintenant, dans nos occupations ordinaires, notre travail, notre famille. Et pour ce faire, il n’y a qu’un modèle : le Christ. Bien sûr, nous avons notre condition de créature qui fait que nous aurons toujours nos faiblesses, nos péchés, mais cela ne doit pas nous freiner dans notre cheminement. 

Kierkegaard, grand philosophe, disait : « on n’est pas chrétien, on le devient ». Pour le paraphraser, on pourrait même dire : on ne naît pas chrétien, on le devient, et à plus forte raison : on n’est pas saint, on le devient, avec le sens que cette volonté ne s’arrête pas. De même que le baptême seul ne suffit pas pour faire de nous un véritable  chrétien si nous ne nous efforçons pas d’approfondir et, surtout, de pratiquer notre foi aussi en dehors des pratiques rituelles, ainsi la sainteté est à construire chaque jour et ne se contente pas d’une bonne action. 

Si la foi nous fut donnée, nous avons à la construire tous les jours. Même chose pour la sainteté à laquelle nous sommes appelés. Peu d’entre nous sont capables de réaliser ce que certains grands saints ont pu construire, mais ils sont pour nous des signes. Que nous choisissions notre saint patron ou un autre, laissons-nous guider par son comportement et essayons de nous mettre dans ses pas, même si nous ne pouvons le suivre jusqu’au bout. Pensons à Mère Térésa et à son amour pour les plus délaissés, à l’abbé Pierre et à son combat pour la dignité des sans-abri et sans-travail.

 L’autre jour, un ancien condisciple me croise et m’invite à prendre un café avec lui. Il m’annonce le décès de sa mère le mois précédent. Puis il me dit : « Tu sais, je ne fréquente  l’église que pour les mariages, baptêmes, communions et funérailles. Or, aux obsèques de ma mère, je me suis rendu compte que je ne la connaissais pas vraiment, bien que nous étions toujours en contact, mais je ne vivais pas quotidiennement avec elle. Et le curé, dans son sermon, me fit découvrir une autre personne que celle que je croyais connaître. Eh bien, j’en suis sûr, ma maman était une sainte. » 

Oh ! bien sûr, on ne fera pas de procès en canonisation pour elle, mais la sainteté peut se vivre sans faire beaucoup de bruit, en silence. C’est à cette forme que nous sommes tous appelés, à plus parfois. Mais beaucoup sont appelés, peu sont élus. Néanmoins, cette « communion des saints » dont on parle nous englobe tous, morts ou vivants, canonisés ou non. Nous avons à œuvrer pour la renforcer. N’oublions pas ce dicton dont j’ai oublié l’origine : « Le battement d’ailes d’un papillon peut provoquer une tempête à des milliers de kilomètres ». Ainsi toutes nos petites actions peuvent aussi avoir des conséquences bien loin de chez nous. 

                                                                                                                       Jean-Paul Henrard, diacre 

 

OUI , DEFIONS-NOUS DE DEUX EXCES

 

Croire que la prière est inutile, ou tout simplement croire que la prière agit sur Dieu et les évènements….

 Non…ce n’est sûrement pas Dieu qui change dans la prière, c’est seulement l’homme qui s’ouvre enfin à la sollicitation constante de Dieu           

ALORS ? COMMENT ET POURQUOI PRIER ?

 Prier, c’est chanter la vie, car le chant ouvre le cœur avec toutes les modulations qui transfigurent.

Prier, c’est danser, car le corps est l’expression terrestre de l’âme.

Prier, c’est être tout en couleurs, car les couleurs font les nuances de la vie.

Prier…c’est aussi laisser la place au silence intérieur, car il facilite l’approche de l’âme.

 …Parfois quand on vient à la prière, on est en colère, agité, anxieux ou immensément triste….

Et peu à peu, il semble bien que notre rythme se met au rythme de Dieu

Cela peut prendre du temps, car la prière est le moment où on laisse Dieu devenir Dieu en nous. C’est cela, l’incarnation de Dieu. 

Et ainsi, à petites doses homéopathiques, la prière rassemble toutes les forces vitales de la vie, de cette vie que notre cœur reçoit à pleine coupe.

Elle ne doit jamais désemplir cette coupe, afin que nous puissions à

tout moment étancher notre soif d’être. 

Oh oui, j’oubliais l’important : tendons-la à ceux qui ont soif, à ceux pour qui elle est trop  petite, ou trop peu pleine.

…mais que leurs lèvres soient propres afin que la coupe reste pure et limpide.

 Mais nous pouvons aussi ajouter à notre prière une saveur à goût de couleurs, car si nous prions avec du jaune, un beau jaune d’or, nous ferons de notre prière la magie d’une autre  lumière de soleil sur la mer.

Et si nous prions avec du bleu, un bleu d’outremer par exemple, nous ferons de notre prière « espace et tendresse ».

Et si nous prions en vert, nous ferons de notre prière un plein d’espérance. Elle permet de survivre à l’insurvivable.

Si nous prions avec du violet, faisons en sorte qu’il ne soit pas trop assombri et donnons à notre prière de la profondeur et de la vigueur.

 Aussi, Espace, Tendresse, Espérance et Vigueur favorisent la passion ; mais faisons attention  car trop de passion devient douleur, et notre prière ne doit en aucun cas être arrachement  dans la douleur. 

Que notre prière soit enfin méditation car méditer augmente le trésor de silence qui est sagesse.

Méditons aujourd’hui le souffle de chaque vent, méditons la lumière de ce matin car elle dilue l’ombre des espaces de la nuit.

Méditons chaque trésor et épreuve que la vie nous propose ou impose.

Méditons l’héritage de nos expériences, la leçon de nos échecs et les grandes fêtes des victoires sur nous-mêmes.

Méditons encore la pureté d’une vérité pure.

Méditons le Souffle Sacré de Dieu. 

Auteur inconnu -Texte de «Regard » - Eglise de la Trinité  Bruxelles                                                        

 

 

 

PRIERE DE CONSECRATION DU LIBAN

 « viens du Liban ,ô fiancée, viens du Liban, fais ton entrée »    

( Cantique des Cantiques)

 O Marie, Tu es la splendeur qui n’ôte rien à la lumière du Christ, car tu existes en Lui et par Lui. En Toi, tout est « fiat » : Tu es l’Immaculée, tu es transparence et plénitude de grâce. Voici donc tes enfants rassemblés autour de Toi, unis à toute l’Eglise du monde et aux libanais et en communion de prière avec tous les saints et martyrs du Liban. C’est dans le lien de cette Unité que nous t’offrons et te consacrons d’une manière spéciale le Liban, notre Eglise et tous les libanais qui ont particulièrement besoin de cette offrande et de cette consécration. « Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ! ».

Ne rejette pas nos prières alors que nous sommes dans l’épreuve !

 Devant toi, Mère du Christ, devant ton Cœur Immaculé, nous voulons aujourd’hui nous unir à la consécration que ton Fils a faite de Lui-même à Son Père par amour pour nous :

« Pour eux, a-t-il dit , je me consacre moi même , afin qu’ils soient eux aussi consacrés en vérité »   (Jean 17,19 »

Nous voulons nous unir à notre rédempteur en cette consécration, car dans Son Cœur divin, elle a le pouvoir d’obtenir le pardon et de procurer la réparation.

 « La Gloire du Liban lui a été donnée, la splendeur du Carmel et de Saron »  (Isaïe 35,2)

Aujourd’hui, nous sommes ici, devant toi : «  Notre Dame du Liban »  et « Marie Reine de la Paix » pour nous confier à tes soins maternels et te demander la Paix et la réconciliation pour le Liban. Mère de l’Eglise ! Enseigne-nous les chemins de la Foi, de l’Espérance et de la Charité ! Epouse de l’Esprit ! Implore pour nous ton Fils bien-aimé, afin qu’il nous donne en abondance l’Esprit Saint l’ Esprit de Vérité qui est source de vie. Accueille-le pour nous et avec nous. Que l’Esprit ouvre les cœurs à la justice et à l’amour, qu’il conduise notre peuple à la compréhension réciproque, à la réconciliation et à une ferme volonté de Paix.

 Ô Cèdre du Liban, toi qui connais les souffrances et les espérances des libanais, assiste tes enfants dans les épreuves quotidiennes que la vie réserve à chacun et fais que grâce aux efforts de tous, les ténèbres ne l’emportent pas sur la lumière.

A Toi, aurore du salut nous confions l’avenir qui nous attend et notre marche dans le nouveau millénaire.

Aide-nous à vaincre la menace du mal qui s’enracine si facilement dans le cœur des hommes d’aujourd’hui.

Nous te confions notre peuple, à commencer par les faibles et les souffrants, les enfants non encore venus au jour et ceux qui sont nés dans des conditions de pauvreté, de souffrance et de guerre, les jeunes à la recherche de sens, les réfugiés, les personnes privées de travail et celles qui sont éprouvées par la faim et la maladie.

Nous te confions les familles désagrégées, les personnes âgées privées d’assistance et tous ceux qui sont seuls et sans espérance.

 De la faim, de la guerre, délivre-nous 

De la guerre nucléaire, d’une autodestruction incalculable , de toutes sortes de guerres, délivre-nous

Des péchés contre la vie de l’homme depuis ses premiers moments, délivre-nous

Du désespoir, de la haine et de la dégradation de la dignité des fils de Dieu , délivre-nous

De la tentative d’éteindre dans les cœurs humains la vérité même de Dieu, délivre-nous

De la perte de conscience du bien et du mal, délivre-nous

Des péchés contre l’Esprit-Saint,  délivre-nous

 Que dans ton Cœur Immaculé se manifeste pour tous la lumière de l’Espérance.

Que se révèle encore une fois dans l’histoire du monde l’infinie puissance salvifique de Ton Fils Jésus, la puissance de l’Amour miséricordieux du Père ! 

Qu’Il arrête le mal !

Qu’Il transforme les consciences !

Qu’Il guérisse notre mémoire et purifie notre cœur et qu’il règne pour toujours au milieu de nous, Lui qui est Père, Fils et Esprit-Saint

AMEN

 Note

Cette prière de Consécration du Liban à Notre Dame du Liban nous est parvenue par  courrier électronique.

Nous ne savons pas qui en est l’auteur ni quand elle a été prononcée.

 

CONTE DES DEUX REGARDS

 Il était une fois un homme assis près d’une oasis, à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient.

Un jeune homme s’approcha et lui demanda :

 - Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans    

   cette ville ?

Le vieil homme lui répondit par une question :

  - Comment étaient les hommes dans la ville d’où tu viens ?

  - Egoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle    

     j’étais bien content de partir !

  - Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme.

 

Un peu plus tard, un autre jeune homme s’approcha et lui posa la                même question :

- Je viens d’arriver dans la région, comment sont les gens qui  

   vivent dans cette ville ?

 

Le vieil homme lui répondit de même :

- Dis-moi mon garçon, comment étaient les hommes dans la ville      

  d’où tu viens ?

- Ils étaient bons, bienveillants, accueillants et honnêtes. J’avais 

  de nombreux amis et j’ai eu du mal à les quitter.

- Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme

 

Un marchand qui faisait boire ses chameaux et avait entendu les deux réponses le questionna à son tour :

    - Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la  même question ?

    - Mon fils, répondit le vieil homme, chacun porte l’univers dans son cœur. D’où qu’il vienne, celui qui n’a rien trouvé de bon par le passé ne trouvera rien ici non plus. Par contre, celui qui a des amis fidèles ailleurs trouvera aussi des amis fidèles et loyaux ici. Car vois-tu, les gens sons sont vis à vis de nous ce que nous trouvons en eux.

 

 

APPRENDS-NOUS L’ESPERANCE

 Entrer dans une nouvelle année, c’est aussi accepter de ne pas savoir de quoi elle sera faite .Cette prière nous invite à changer notre regard sur nous-mêmes et le monde, à la lumière d’une phrase de Saint Paul «  La création toute entière passe par les douleurs d’un enfantement »  (Romains 8,28)

 A l’aube de cette nouvelle année, Seigneur,

Nous t’offrons le visage de nos désirs,

L’esquisse de nos projets , l’impatience de nos cris,

Ta création nouvelle qui traverse

Les douleurs de l’enfantement.

 

Apprends-nous à te rencontrer,

Toi le Vivant, dans les souffrances

Et les soifs du monde qui se cherche.

Que cette nouvelle année soit le tremplin d’une espérance

Donnée à chacun.

                 Revue Prier - 1992

  

    APPRENDRE

Il y a bien des choses qu’on n’apprend pas à l’école et qui sont pourtant bien nécessaires…. Et même parfois davantage que ce qu’on y apprend.

 

Apprendre à faire son lit le matin et à partir à temps

Apprendre à s’asseoir au coin du feu et avoir bon d’être là

Apprendre  à se cuisiner un repas et à le partager

Apprendre à jouer : tout faire pour gagner et savoir perdre

Apprendre à écouter le vent dans les branches et ne pas savoir qui  

                    du vent ou des branches chante le mieux

 

Apprendre à travailler d’abord, même si on n’en a pas envie

Apprendre à rire, et à rire de soi-même parfois

Apprendre à écouter  et à entendre le dit et le non-dit

Apprendre  à parler un langage humain

Apprendre à mettre son réveil le matin afin de surprendre l’aube

Apprendre à couper du bois

Apprendre à taper avec un  marteau et continuer quand on s’est 

                    tapé sur  le doigt

Apprendre à partager le dernier bout de chocolat ou à s’en priver

                    tout simplement

Apprendre  que le plus jeune n’a pas toujours raison…pas toujours

                     tort non plus

Apprendre que tout n’est pas  blanc ou noir

                    Mais qu’il nous appartient de rendre clair ce qui est    

                    obscur

Apprendre que le bruit assourdit… et qu’il n’est pas pire sourd que     

                    que celui qui ne veut pas entendre

Apprendre que la haine détruit d’abord son sujet et non son objet

                    Et que seul l’amour est digne de foi

Apprendre que deux personnes différentes qui ne pensent pas

                     la même chose peuvent avoir toutes les deux raison

                      Et parfois toutes les deux tort

Apprendre  que gaspiller est une injure toujours

Apprendre que l’honneur est une vertu des siècles passés et que

                    le seul qui vaille la peine d’être défendu est celui des

                    plus pauvres

Apprendre  que la fanfare du village mérite autant de respect

                     qu’une symphonie de Beethoven

                      Et parfois davantage qu’un concert de U2

 

         APPRENDRE A DEVENIR POUR ETRE TOUT

                                    SIMPLEMENT

 

EN DIRECT - OCTOBRE 1999 

 

 
     

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